Phil dans son atelier

Biographie

Né à Montbéliard en 1973, j’ai grandi dans une ville sage, un peu trop étroite pour ce qui bouillonnait déjà dans ma tête. Le dessin, très tôt, devient ma façon de respirer. Dans les salles de classe, mes crayons déclenchaient des éclats de rire, des complicités immédiates, de petites admirations spontanées. Chez mes camarades, c’était un spectacle permanent ; chez les profs, une source d’inquiétude silencieuse, de sourcils froncés et de remarques à demi-mots…

Après une scolarité sans histoire, je choisis pourtant une voie inattendue : l’armée.
Une décision à rebours de tout ce qui m’animait, mais qui me semblait alors nécessaire. Je quitte les murs familiers pour des horizons plus vastes : l’Afghanistan, les Balkans, les étendues africaines, partout où l'on a besoin de moi.
Autant de lieux où l’on apprend à discerner l’essentiel, où chaque visage porte un récit qui se grave en soi comme un tatouage invisible. Ces années forgent mon regard, aiguisent mon sens du réel et m’ouvrent une vision du monde qui ne me quittera plus.

Puis vient le retour. La vie civile — si simple en apparence, si complexe à réapprivoiser après plus de quinze années.
Je travaille alors chez Jefferson, un magasin hi-fi où la musique n’est plus seulement un son, mais une émotion presque intime. C’est là que mes anciennes passions refont surface, d’abord timidement, puis avec l’insistance de ce qui n’a jamais vraiment disparu. Je finis par céder et par oser une démarche singulière : proposer à l’artiste français Richard Orlinski d’unir nos perspectives, de faire dialoguer l’art et le son, de transformer la couleur en onde. De cette rencontre naissent des concepts inattendus, saisissants, où la forme semble répondre au rythme, où l’image épouse la vibration.

Alors je reviens à la peinture.
Je rouvre la porte que j’avais laissée derrière moi, et tout s’y engouffre : l’étincelle, l’envie, la démesure, la nécessité presque physique de créer. Je peins d’abord pour moi, pour retrouver un souffle. Puis les demandes arrivent, les regards se posent sur mon travail, les amis réclament des fragments de mon univers.
Peu à peu, un mouvement se forme, un élan que plus rien ne freine.

Aujourd’hui, j’en ai fait l’une de mes activités principales.
Les idées sont innombrables, tumultueuses, impatientes.
Ce qui me manque, ce n’est jamais l’inspiration — mais le temps, l’espace nécessaire pour donner vie à tout ce qui attend encore.

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